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Décryptage : l’économie française au ralenti

Lors de sa conférence de presse de fin octobre, le Premier ministre Jean Castex a déclaré « la crise sanitaire aura des répercussions sur l’économie et l’emploi. Ses effets se font déjà sentir et s’amplifieront ». Malgré un rebond de 16% au troisième trimestre, l’Insee dans sa note du 16 novembre, estime – dans un scénario intermédiaire –  que l’évolution trimestrielle du PIB se situerait entre – 3 et 6% au quatrième trimestre. Décryptage : 

Dans les chiffres 

Dans sa récente étude, l’observatoire français des conjonctures économiques prévoit une baisse de 9% du PIB sur l’année 2020. Les entreprises seraient les plus pénalisées avec une réduction de leur revenu de 56 milliards contre seulement 5 milliards pour les ménages. Lors de la pandémie, les ménages ont fortement épargné, l’accumulation de « l’épargne Covid » sera sans nul doute très élevée, entre 80 et 90 milliards d’euros. Le déficit public, quant à lui, atteindrait son record historique, presque 9% du PIB. 

Les secteurs les plus touchés par le Covid sont les suivants : le service à la personne (culture, sport, événements), le transport aérien et terrestres, le matériel de transport et la restauration.  

Un effet psychologique  

Dans un article du Monde, le quotidien souligne que cette faible perspective de croissance est liée à la baisse de consommation des ménages. Par ailleurs, l’effet du premier couvre-feu (17-29 octobre) a entraîné mécaniquement un ralentissement de toutes les activités économiques supposant des interactions sociales : évènements, loisir ou encore culture. Il a eu un double impact tant sur l’offre (bars, restaurants, spectacles etc…) que sur la demande. Comme l’explique Mathieu Plane, directeur de la prévision à l’Observatoire français des conjonctures économiques, c’est surtout l’impact psychologique lié à la reprise de l’épidémie qui joue sur la croissance. Les secteurs concernés par le couvre-feu ne représentaient finalement que 4% des activités totales en France. Cependant, les agents économiques, entreprises comme ménages, ont eu plutôt tendance à épargner plutôt qu’à respectivement investir ou consommer. 

Au niveau du confinement, l’Insee affirme que “la sidération a en effet laissé la place à l’adaptation et à l’apprentissage”. L’étude rappelle que l’ouverture des écoles, le télétravail ou la mise en place de protocoles sanitaires bien rôdés au sein des appareils de production ont permis une moindre contraction de l’activité économique. La Banque de France souligne que l’effet du second confinement a été nettement plus lourd que le premier. Pour le mois de novembre, l’activité économique se rétracterait de 11% comparé à son niveau d’avant crise (janvier 2020) contre plus de 30% en avril. 

Les aides d’Etat 

Le président, lors de ses allocutions d’octobre, a confirmé qu’en plus du chômage partiel pris en charge à 100% pour l’employeur et les prêts garantis par l’Etat, de nombreux secteurs auront un fonds de solidarité renfoncé pouvant couvrir jusqu’à 10 000 euros, comme le rappelle Le Point.

L’Etat s’est doté d’un plan de relance de 100 milliards afin de booster l’économie et investir dans des projets d’avenir. Ce plan, financé à 40% par l’Union européenne, est déployé autour de trois volets principaux : l’écologie, la compétitivité et la cohésion du territoire. 

Tout n’est pas si noir 

Lors du troisième trimestre, le regain d’activité des secteurs qui connaissent un quasi-retour à la normale pourrait compenser la perte d’activité des secteurs les plus touchés par la crise. Comme nous l’avons vu dans notre article précédent, de nombreux secteurs ont repris leurs activités. Malgré la probable perte d’activité au quatrième trimestre, les entreprises se sont montrées bien plus résilientes face à ce deuxième confinement. 

Le secteur des nouvelles technologies affiche, quant à lui, une croissance exceptionnelle. C’est notamment le cas d’iziwork qui compte aujourd’hui plus de 150 collaborateurs et réalise un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros, en progression de 300% par an. iziwork recrute activement des professionnels de l’intérim afin de rejoindre son réseau Partners. Alors vous aussi, rejoignez les secteurs d’avenir !